Mael et Bauza

Enregistré dans : Interviews dédicaces — admin 6 novembre 2009 @ 20:10

L’Encre Du Passé


Voici l’interview de Mael et Bauza réalisée lors de leur dédicace à Momie Folie le 13 Juin 2009, a l’occasion de la sortie de L’Encre Du Passé.

 

Comment vous vous êtes rencontrez ?
Antoine : C’est  une bonne question ça. On se connait depuis un bon moment déjà…
Martin : …Je crois que c’est avec Françoise qui est la compagne d’Antoine. Elle est une amie avec qui j’ai fait des études de graphisme ici à Grenoble et elle est aussi coloriste de BD. Elle a mis en couleur un de mes livres qui s’appelle Dans la colonie pénitentiaire. Donc on s’est rencontré il y a un bon moment de ça, via cette personne. A l’époque je voulais déjà faire de la bd, je ne me souviens pas si j’avais commencé.
A : Moi je n’étais pas du tout dedans.
M : Ouais je ne sais pas ce que tu faisais…
A : Je devais faire des études de quelques chose…j’en ai trop fait.
M : Je sais plus dans quelle direction tu étais à ce moment là.
A : C’était y’a longtemps ! Je devais faire des sciences ou de l’informatique… un truc bizarre que je fais plus du tout ! J’ai complètement arrêté depuis… Non je devais être étudient à l’époque, à Grenoble d’ailleurs.
 

De qui vient l’idée de  L’encre du Passé ?
M : Antoine.
A : Là oui, il n’était pas du tout au courant jusqu’à un premier jet complètement écrit, que je lui ai présenté en 2004. Je l’avais écrit en 2003. J’étais étudiant j’avais le temps d’écrire à l’époque !
M : Moi j’étais encore en train de terminer ma première série Tamino,  j’étais sur le point de démarrer  Les rêves de Milton. C’est là que j’ai lu la première fois le scénario, et il s’est écoulé un peu de temps, je lui ai dit que ça me plaisait et demandé quant-est  ce qu’on pourrait  éventuellement le commencer.
Ensuite j’ai fait une illustration pour le salon du livre, une illustration un peu orientale. Ca a remis le sujet  dans la discutions, et on s’est dit : « aller ; on va essayer de proposer ce projet à des éditeurs ».
On l’a fait dès que j’ai fini Les rêves de Milton …
A : oui c’était plus tard…
M : J’allais passer sur La colonie pénitentiaire. Il s’est  passé pas mal de temps, il y a eu des réécritures, car chez Dupuis Claude, qui dirigeait la collection Air Libres à l’époque, estimé qu’il y avait encore du travail à faire…
A : …Il voulait que ce soit en plusieurs tomes, donc  faire une césure.
M : Puis finalement Claude à quitté Dupuis a peu près en 2006 et j’ai rediscuté de ce projet avec son successeur, José. Il avait beaucoup aimé le dossier, l’histoire en elle-même, les illustrations etc. … il a vu qu’on avait déjà fait des réécritures, et qu’au niveau dialogue ça tournait mieux. Ce qui fonctionnait mieux c’était la place narrative de la calligraphie. Ce n’était pas facile d’articuler le récit autour de cette conversation calligraphique, c’est assez délicat à faire.
Il était assez content de cette version là, et c’est à ce moment là qu’on l’a réécrit en un seul volume. Ca a été bénéfique parce qu’au bout du compte on avait des longueurs. On a bien fait de couper car c’est devenu un récit plus élitique. Je pense qu’il est meilleur comme ça.
A : on a gagné sur le rythme.
M : L’idée de faire un 17 an  plus tard,  est venue à la deuxième écriture.
A : Oui elle n’est n’était pas du tout à la première écriture, ça se terminait avant  Les 17 après  justement. Quand ils nous on demandé de faire les deux tomes on avait deux parties équilibrées, alors que la deuxième partie, je la voulais déjà plus courte.  Mais quand on est revenu sur un seul tome du coup l’avantage c’est que nous avons pu continuer  l’histoire.
 

Antoine, quand est ce que tu t’es dis, « je veux faire de la BD » ?
A : Excellente question ! …Quand j’ai commencé à trainer qu’avec des dessinateurs…qui ne parlaient que de ça ! (rire) Non, en fait moi j’ai toujours aimé raconter des histoires, j’ai commencé à écrire plutôt pour la jeunesse, quand j’avais le temps, parce que justement ça prenais moins de temps ! Vu que j’ai commencé à graviter dans une sphère où ils faisaient tous de la BD, j’ai laissé tomber les histoires de la jeunesse pour commencer à écrire des scénarii. J’en ai écrit plusieurs qui sont dans mon ordinateur au chaud, et il y en a un qui  en est  finalement sorti. J’ai découvert et commencé à lire de la BD presque en même temps où j’ai écrit des scénarii. Je n’ai pas vraiment eu la période où « j’en lis beaucoup et tiens  je vais me mettre à en écrire », c’est un peu arrivé en même temps.
 

En fait j’ai un peu le travers  de vouloir mettre les doigts dedans dès que je m’intéresse à quelque chose. C’est arrivé un peu en même temps. Et le fait est que je n’ai pas beaucoup de temps pour écrire et que je n’écris pas beaucoup…mais ça reviendra…bientôt la retraite !
M : Ah ouais t’es optimiste ! (rires)
 

Antoine, as-tu aidé Martin à se plonger dans cet univers Japonais ?
A : Je lui ai donné beaucoup de films, documents à visionner, vu que je suis très  branché japon, ce n’est pas un hasard si la BD parle du Japon,  et on a pas mal discuté…. T’en a vu des films quand même …
M : Ouais…J’en avais déjà vu mais pas de ceux que tu m’as montré. Du coup j’ai vu des choses dont je ne soupçonné  pas l’existence. Je me suis beaucoup servi s des  estampes, de tout ce qui est Art pictural Japonais traditionnel. Tu m’as aussi donné un livre sur la calligraphie. Et il y a aussi Pascal Krieger, maître calligraphe, qui nous à aidé à fignoler tout ça.
A : Il a aussi relu le scénario, par ce qu’il a vécu au Japon pendant de longues années.  Je lui avais demandé son avis, car il beaucoup plus familier que moi sur la culture japonaise,  parce que moi j’ai beau être un amateur du Japon, je ne connais pas tout. Et du coup il nous a donné deux, trois indices, des trucs tout bête ; comme  « tiens,  tu vois là bas ils ne se tiennent pas comme ça »…Enfin des petits détails comme ça. Donc il nous a fait une relecture annotée qui nous a fait aussi avancé, en plus de tout le travail calligraphique qu’il a fait.
M : Nous ne sommes  pas des foudres de la reconstitution, les personnages et le récit avaient plus d’importance que l’exactitude absolue des détails historique qu’on fait figurer.
A : C’est  pour ça qu’on n’a pas situé non plus ni le temps ni l’espace, ce n’est pas ce qui nous intéressait.
 

Pourquoi une couverture aussi sombre ?
M : Parce qu’une des choses qui fait avancé les personnages dans leurs motivations c’est ce qu’ils ont derrière eux, qui n’arrive pas à aller de l’avant. Donc c’est d’abord lui le calligraphe ensuite elle 7 ans plus tard.  Il y a eu une autre proposition de couverture, mais elle était plus stéréotypée, presqu’un poil banal, elle met l’accent sur ce quelque chose qui  est attendu. Du coup je pense que c’était un peu plus abstrait de faire comme celle-ci, et ce qu’on aimait bien c’est que ça racontait des choses que l’histoire ne développe pas, ça met le doigt dessus et qui est vraiment sou tendu dans le livre tout le temps.  Mais j’avais  fait un paquet de propositions…
A : …12 je crois.
M : Mais on trouvait que celle-ci,  à chaque fois, avait une force plus intéressante que les autres. On à essayé de marchander une édition luxe avec quelques esquisses, croquis, car  pour chacun de mes livres je fais un livre de recherche de story-board. On leur a proposé de faire ça mais ils nous ont dis qu’il y avait déjà  80 Planches et qu’ils étaient au maximum de ce qu’ils pouvaient faire économiquement et rajouter un cahier ça aller être dur a gérer. Mais ils ont quand même tiré une éditions luxe.
Mais vous pouvez voir sur le site de « aire libre », il y a en ligne le PDF, le document commercial qui à servi aux représentants, où il y a beaucoup d’inédits.
 

Est-ce que dans cet album tu as pris un certain plaisir avec la couleur ?
M : Oui, j’espère que ça se ressent ! Mais oui c’était un pur régale. Pour  Les rêves de Milton  je travaillais déjà avec l’aquarelle mais sur des reproductions de traits, sur un projet aquarellable, et là le fait d’avoir la couleur à intégrer pratiquement immédiatement dans la réflexion c’était très intéressant. En fait des le story-board je faisais des petite esquisses. Ca m’a appris plein de choses, dont a finir les choses en terme de luminosité, d’atmosphère. Ici il y a beaucoup de transparence, il y a jamais de lumière, de couleur très cru, il y a  toujours un léger voile. C’est assez comparable à ce  qu’on trouve là bas au printemps. J’avais vraiment envie d’aller le plus loin possible dans ces ambiances.
 

Dans ton prochain album comment vas-tu travailler la couleur ?
M : Je trouve que sur la première guerre mondiale c’est plus difficile de travailler dans des ambiances qui soient lumineuses. Parce qu’on imagine tout de suite la boue, la grisaille…il faut quand même que le lecteur se sente sur le terrain de la 1ere guerre mondiale, mais c’est intéressant ça oblige à faire d’autre choix.
J’ai un projet sous le coude, qui en est encore au stade d’écriture, mais je pense que la palette va complètement changé. Je ne vais pas du tout utiliser les mêmes couleurs, je vais faire quelque chose de beaucoup plus coloré, parce que ça se passe dans un pays très ensoleillé, tropicale.
 

Parlez nous de votre collaboration avec Pascal Krieger, maître calligraphe.
A : Il a vécu longtemps au japon.  Sur le choix de a calligraphie, de la traduction, sur leur  signification, il y a des choses où moi j’avais fait pas mal de recherches. Mais au Japon ils n’entendent pas les mots, le sens des mots, comme vous vous l’entendez ;  si c’est pour un lectorat européen il ne faut pas  mettre tel  ou tel idéogramme. IL nous à proposé aussi des choses qui marché plus pour notre culture.  Parce que là où tu va lire, par exemple, « sérénité » en fait ça se traduit « sérénité » mais au Japon  ce n’est  pas ce que tu entends. Du coup il nous a proposé des alternatives sur le choix des idéogrammes.
M : Pour les amateurs de calligraphie, quand c’est une calligraphie que Atsuko à exécutée ; elle existé dans un style qui est plus débutant que son maître. Pascal a donc fait un caractère plus hésitant…
A : …Il a volontairement fait moins bien. Si on regarde bien, ça se voit, sans être calligraphe. C’est un grand maître calligraphe, On lui a demandé que celle du maître soit mieux exécuté que celle de  l’élève qu’il y est au moins une différence dans le trait.
 

En générale, vous étiez d’accord tous les deux sur l’album?
M : Eh bien on a eu assez peu d’empoignes…j’essaie de me souvenir d’une…non y’en a aucune qui me viens à l’esprit, donc ça veut dire que ça c’est bien passé ! (rire) Ca marchait bien, en fait on prenais scène par scène, moi j’avais mon petit livre de story-board et de recherches et je proposait mes scènes à Antoine, on a arrangé deux trois choses, des découpage pas très clair, là on peut mettre une ellipse plus rapide, tel dialogue est un peu lourd, … Bref c’est là que tu fais les réglages fins et après « feu »! Antoine ne m’a jamais fait recommencer une case…peut être qu’il aurait pu ! (rire) 
A : Non ! On a discuté des points qui coinçaient, nous n’étions pas en désaccord. On n’en est pas venu aux mains ! Non, je ne sais même pas s’il y a eu des points qui ont étaient longuement discutés,… Je ne crois pas.
M : Y’a eu un moment donné où il n’a pas été facile de trouvé une solution, mais non on s’est bien entendu ! Bon faut dire aussi que tu l’avais pas mal écrit le scénario…
A : Merci ! (rire) En plus vu qu’on a du le remodeler plusieurs fois, à la fin ça tenait bien la route ! Voilà y’a juste une transition où on a passé un peu de temps, mais on n’était pas en désaccord…on cherchait tous les deux.
 

Dans votre cas tout c’est bien passé, c’est génial. Mais cela doit être frustrant pour un dessinateur de ne pas pouvoir exprimer ce qu’il ressent dans le scénario.
M : Oui c’est vrai. Sur Notre mère la guerre  c’est plus fréquent  car le récit est plus difficile à conduire et ça arrive qu’une expression de personnage ne lui plaise pas vraiment, il ne pensait  pas du tout à ça. Il y a aussi la gestion de l’arrière plan, là des fois je dois recommencer. En générale je lui montre l’étape du trait pour justement éviter à avoir à refaire aussi la couleur.  Il faut qu’il déclare à l’étape du trait si oui ou non ca marche ou pas.
 

Antoine, tu fais de la calligraphie ?
A : Oui j’en ai fais un peu, un an à Grenoble. J’aurais bien continué. Pascal, lui, fait de la calligraphie depuis 50 ans et il anime des stages. Il est enseignant de calligraphie, arts martiaux, il fait des conférences. Enfin, c’est vrai j’adore la calligraphie, mais il faut trouver le temps.
 

Antoine, As-tu des projets ?
A : Oui, j’ai un scénario que j’ai écrit avant celui… Ca commence à faire quelque temps. C’est du médiévale humoristique, c’était un scénario quasi bouclé et que j’ai commencé à démarcher avec un premier dessinateur. Mais il  à laissé tomber parce qu’il avait déjà beaucoup de projets et qu’il en écrivait. Donc du coup il est resté sur les étagères. Mon objectif de cet été est de le ressortir de le dépoussiérer et de repartir à la recherche d’un dessinateur pour ce projet là.
 

Martin, tu as un projet en ce moment ?
M : Oui, je travail avec  Kris, qui a fait  Un homme est mort  et  Les coupures irlandaises, je travail avec ce scénariste sur un projet qui s’appelle  Notre mère la guerre. On s’intéresse sur ce livre à des comportements criminels sur le front de la 1ere guerre mondiale. Ce sera en trois volumes, le 1er tome sort le 18 septembre. Je suis en train de le finir.
 

Un grand merci a Martin et Antoine !
 

Dédicaces Momie Folie 2008

Enregistré dans : Interviews dédicaces, Actu dédicaces — admin 16 janvier 2009 @ 14:19

Janvier 2008
Le 12 Janvier : Efix (voir article)
Le 30 janvier : Chaiko, Peng Chao et Chen Weidong à MOMIE MANGAS.

Février 2008
Le 14 Février (à partir de 15h au restaurant le “5″, 5 place Lavalette à Grenoble) : Guarnido (Séance de rencontre/signature uniquement) (voir article) (voir interview)
Le 27 Février (de 16h à 20h) : Keramidas (voir article)

Mars 2008
Le 11 Mars : Manu Larcenet (distribution de tickets à partir de 13h30, tirage au sort à 15h30 et rencontre/dédicace/signature de 16h à 19h) (voir article) (voir interview)
Le 15 Mars : Marvano (voir article) (voir interview)
Le 21 Mars : Benjamin et Qian Yu à Momie Mangas

Avril 2008
Le 16 Avril : Luigi Critone (distribution de tickets à 14h30) (voir article) (voir interview)

Mai 2008
Le 24 Mai : Jean-Charles Kraehn (voir article) (voir interview)

Juin 2008
Le 7 Juin : Hub (distribution de tickets à 14h, dédicace de 14h à 18h) (voir affiche) (voir article) (voir interview)
Le 27 Juin : Léo & Rodolphe (rencontre/signature de 17h à 19h) (voir article) (voir interview)

Septembre 2008
Le 6 Septembre : Pierre Alary (voir article)

Octobre 2008
Dédicace reportée : Run & Bicargo. La nouvelle date sera précisée ultérieurement.
Le 18 Octobre : Chloé Cruchaudet et Maly Siri (voir article)

Novembre 2008
Le 7 Novembre : Jean-Pierre Gibrat et Christian Durieux (Distribution des tickets à partir du mercredi 5 novembre. Tirage au sort à 14h.) (voir article) (voir interview)
Le 15 Novembre : Dédicace Charlie Hebdo : Catherine, Riss et Tignous (voir article)

Decembre 2008
Le 19 Décembre : Maëster à partir de 15h au restaurant le 5 (le restaurant du musée de Grenoble Place Lavalette). Tirage au sort (distribution des tickets vendredi matin à la librairie Momie Folie). (voir article) (voir interview)

Maëster

Enregistré dans : Interviews dédicaces — admin 15 janvier 2009 @ 16:25

Voici une interview de Maëster réalisée lors de sa dédicace à Momie Folie le 19 Décembre 2008. Pour en savoir plus sur son œuvre lisez l’article suivant.

Interview Maëster Partie 1 :

Interview Maëster Partie 2 :

Interview Maëster Partie 3 :

Jean-Pierre Gibrat et Christian Durieux

Enregistré dans : Interviews dédicaces — admin 11 décembre 2008 @ 19:04

Voici une interview de Jean-Pierre Gibrat et Christian Durieux réalisée lors de leur dédicace à Momie Folie le 7 Novembre 2008. Pour en savoir plus sur leurs œuvres lisez l’article suivant.

Interview Jean-Pierre Gibrat et Christian Durieux Partie 1 :

Interview Jean-Pierre Gibrat et Christian Durieux Partie 2 :

Interview Jean-Pierre Gibrat et Christian Durieux Partie 3 :

Léo et Rodolphe

Enregistré dans : Interviews dédicaces — admin 4 septembre 2008 @ 10:14

Voici l’interview de Léo et Rodolphe réalisée lors de leur dédicace à Momie Folie le 27 Juin 2008, a l’occasion de la sortie du Tome 5 de Kenya :

Quels sont les auteurs qui vous ont donné envie de faire de la bande dessinée ?

Léo : En ce qui me concerne, j’ai toujours voulu faire de la bande dessinée. A l’époque où j’ai connu la bande dessinée française, je vivais au Brésil. Par chance c’était dans les années 70, dans les années d’or de la bande dessinée, où sont apparus « Métal Hurlant » et « Pilote ». Dans mon pays, c’était inimaginable, c’était d’une qualité que l’on avait jamais rencontrée que ce soit du point de vue des dessins, des scénarios, de l’impression, etc. On ne connaissait pas du tout ça et on a tous été choqués par ce genre de bandes dessinées…pour adultes, car au Brésil on ne connaissait que de la bande dessinée américaine bas de gamme avec des histoires de super-héros débiles. Et donc pour moi, ça a été un choc et je me suis dit qu’il fallait que j’aille en France pour faire de la bande dessinée. Donc à l’époque, les auteurs qui m’impressionnaient étaient ces gens qui apparaissaient dans « Métal Hurlant » et « Pilote » comme Moebius, Tardi, etc. Des génies du dessin !
Rodolphe : Ceux qui m’ont le plus marqué étaient des belges mais contrairement à Léo, je ne me suis jamais dit qu’il fallait que j’aille là-bas (rires). Pour mois c’est beaucoup plus classique. J’ai découvert les grands maîtres belges comme Hergé, Franquin ou encore Tillieux, dans les journaux de l’époque c’est-à-dire « Spirou » et « Tintin ». C’est ces gens là qui m’ont le plus marqué. Je n’étais pas trop sensible à la culture « Pilote »… C’est des gens que j’ai découverts après coup. Et puis pour moi, la bande dessinée a été un intérêt parmi beaucoup d’autres. Ce n’était pas du tout une passion exclusive. C’était plutôt un moyen d’expression qui arrivait au moment où j’avais des choses à dire et cela n’aurait pas été la bande dessinée, je n’en serais pas mort non plus. Mais je suis très bien dans ce milieu !

Vous avez commencé votre collaboration avec « Trent », mais avant cela vous avez eu d’autres projets qui n’ont pas vu le jour… Pourquoi ?

Léo : J’ai eu beaucoup de difficultés à me lancer dans la bande-dessinée car je suis autodidacte. J’ai mis des années et des années à apprendre la technique, à faire de la bande dessinée régulièrement et pouvoir en vivre. Pendant cette période j’ai essayé de faire publier mes histoires, mes scénarios… Des petites histoires en général… Et c’est pendant cette période que j’ai rencontré Rodolphe. On a réalisé des projets qu’on a présentés et qui n’ont pas marchés pour diverses raisons. On a fait des petites histoires qui ont été publiées. On a notamment réalisé une histoire de science-fiction qui n’a pas marché pour des raisons économiques car on était très mal payés et on s’est dit que ce n’était pas la peine de continuer dans ces conditions. Puis Rodolphe m’a proposé de dessiner « Trent » qu’il avait déjà écrit et c’est là que notre collaboration a vraiment débuté. J’ai lu le scénario, j’ai bien aimé les personnages, le fait que l’histoire se passe au Canada… J’ai trouvé ça très bien ! J’avais aussi une certaine sensibilité pour ce genre d’histoires. Cette histoire-là a durée 8 tomes et on a mis 10 ou 12 ans pour les réaliser.
Rodolphe : On finit par oublier ce qui n’a pas marché pour ne garder que les bons souvenirs. Dans les mauvais souvenirs, il y a un inédit de 46 pages qui nous a pris 6 ou 8 mois de travail pour ne jamais sortir. C’était une commande des éditions Hachette (qui n’est pas un éditeur mineur) sur une adaptation de Gaston Leroux : « Le Mystère de la Chambre Jaune ». Cette adaptation devait paraître en 2 tomes et on a entièrement fait le premier qui était à moitié mis en couleurs. J’étais un peu inquiet car j’ai vu qu’un éditeur belge avait prévu de sortir la même chose. J’ai alors demandé à notre éditeur s’il possédait bien les droits pour cette adaptation et il m’a répondu qu’il n’y avait pas de soucis car cette œuvre faisait partie du domaine public. Je m’informe un petit peu plus auprès de l’éditeur belge qui m’affirme que c’est lui qui est détenteur des droits. Alors je me dis « C’est pas possible, c’est un cauchemar ce truc ! ». Et quand on est arrivé à la fin, c’est-à-dire 46 pages dessinées et la moitié mise en couleurs, et bien il y a eu un gros malaise car notre éditeur s’est rendu compte qu’effectivement l’œuvre n’était pas dans le domaine public et que c’est l’éditeur belge qui avait les droits. Donc je ne sais pas si la personne responsable de cette erreur a fait long feu chez Hachette mais enfin elle nous aura coûté 6 à 8 mois de travail pour rien et Hachette a déboursé le prix pour un album qui n’a jamais existé.
Léo : A ce moment là, j’ai failli achever ma carrière dans la bande dessinée ! J’étais dégouté à mort ! C’est Hachette quand même !!! C’est une grande maison d’édition ! J’étais vraiment au ras des pâquerettes.

Comment est né « Kenya » ?

Rodolphe : Au départ on a fait vivre pendant 10 ou 12 ans le personnage de Trent. La série « Trent », les enquêtes d’un sergent de la police montée canadienne à la fin du 19ème siècle, se situe dans un univers particulièrement froid, dans des décors particulièrement vides, ce qui implique pour le personnage principal une grande solitude. Qui plus est, c’est un personnage qui a reçu une éducation puritaine, qui est assez rigide et au terme des 8 albums, on a eu besoin de changer un petit peu d’air. On s’est demandé, encouragés par notre éditeur, « Qu’est-ce qu’on pourrait faire d’autre ? », « Qu’est ce qui nous ferait plaisir d’inventer comme univers dans lequel on se retrouve ? ». Et on a pris, pas de manière automatiquement consciente, le contre-pied de ce qui faisait la singularité de « Trent », c’est-à-dire qu’on est passé du grand nord canadien à l’Afrique (où la température monte à 40° et tout le monde transpire), et d’un univers de solitaire dans de grandes étendues neigeuses alors que dans « Kenya » ça grouille de personnages et on peut voir apparaître 9 personnages simultanément. Il y a dans « Kenya » une dimension fantastique qu’il n’y a pas dans « Trent » puisqu’on était alors sur trame psychologique et policière. Donc tous ces éléments ont joués et on a aussi fait une sorte de brainstorming et de mix de ce qui nous intéressait l’un comme l’autre : des choses qui remontaient à des lectures ou des souvenirs d’enfance, des films, de la musique, un bestiaire, etc. Ça a été une espèce de mise en commun de plein de choses qui depuis qu’on est gosses nous fascinent. Et c’est à ce croisement des fascinations que « Kenya » a surgit. A partir de cette mise en commun, on a construit une histoire. Cela n’a pas été simplement tout vider sur la table. On a trié également ensemble et à partir de là, on a construit cette histoire. Donc on l’a mise en scène et, par exemple, une question qui revient souvent en interview c’est « Pourquoi le Kenya ? ». Le Kenya a une fonction dans l’histoire par rapport au Kilimandjaro, le plus haut sommet de l’Afrique, où on comprend que c’est là que les « visiteurs » ont déposé les animaux qu’ils voulaient sauvegarder. Automatiquement quand on veut sauver des animaux d’un raz de marée, il faut les mettre sur un sommet élevé. Et en même temps pour Léo c’était ce qui lui faisait le plus plaisir à dessiner à cause de cette plaine coupée de cet immense cône, cette immense montagne, c’était graphiquement hyper chouette ! L’année 47, au niveau scénario, c’est la pleine Guerre Froide, c’est le moment où l’on entend parler des premières apparitions d’OVNI. Il y a un climat d’hystérie et de psychose qui se crée entre les deux blocs avec la terreur de la fin du monde. Voilà pourquoi on a choisi l’année 1947, 2 ans après la Seconde Guerre Mondiale… Et graphiquement c’est une période superbe à mettre en image !
Léo : Oui, les vêtements de l’époque sont beaux… Les avions à hélices, c’est génial ! Ça rappelle ces images de safaris des films des années 50 avec Clark Gable… Ces images de safaris avec le Kilimandjaro derrière… C’est beau à dessiner ça ! J’avais envie de dessiner ça… Quand on arrive à mélanger l’envie que j’avais de dessiner certaines choses avec une histoire qui venait de nos lectures d’enfance à tous les deux et l’apparition des soucoupes volantes… Quand j’étais gosse il y a eu une fièvre d’apparitions de soucoupes volantes, on voyait ces photos assez floues et bizarroïdes… Ces éléments sont une véritable richesse pour tisser des histoires autour. C’est ce qu’on a fait avec un énorme plaisir ! On s’est fait des déjeuners où l’on commençait à en parler et l’histoire de « Kenya » a commencé à prendre forme comme ça. On prenait des notes que Rodolphe recopiait au propre avant de faire les dialogues et de découper l’histoire case par case… C’était génial !
Rodolphe :
Et puis le titre de « Kenya » est un mot porteur qui est facilement mémorisable et qui fait rêver. Je crois qu’on avait hésité au départ entre le Congo et d’autres pays puisque de base on était partis pour raconter une histoire en Afrique. Mais on avait encore une idée large et mal définie. Et on a donc précisé au fur et à mesure de l’écriture de l’histoire quel pays se prêterait le mieux à notre récit.

Comment s’est passée votre collaboration sur « Kenya » ?

Rodolphe : Sur « Kenya », on a inventé l’histoire ensemble. On savait à peu près d’où on partait et à peu près où on arriverait avec 2 ou 3 petits repères qui seraient à glisser dans un tome ou dans l’autre.
Léo : Moi, il me faut l’explication du mystère tout de suite, sinon ça m’angoisse énormément alors que Rodolphe est plus cool et dit « On verra ! ». Il laisse plus de place à l’improvisation. D’ailleurs sur « Les Mondes d’Aldébaran », je pars aussi sur une base de scénario large, mais plus détaillée quand même, sinon je panique ! Il faut que je sache. D’ailleurs au début pour « Les Mondes d’Aldébaran », je me faisais des résumés de chaque tome. Mais je me suis rendu compte que c’était inutile et que cela me bloquait même parce qu’on y passe trop de temps et on met 7 ans à faire 5 tomes ! C’est long 7 ans ! Et on a donc le temps de changer d’idée, d’avoir de nouvelles inspirations. Aujourd’hui je me laisse le temps d’écrire calmement
Rodolphe : Ensuite, pour « Kenya », j’assemble les scènes, les pièces du puzzle, je fais le découpage, les dialogues, etc. Et ensuite Léo s’occupe du dessin.
Léo : Quand je commence à dessiner, j’ai déjà le scénario écrit avec tous les détails : page 1, case 1, avec les dialogues, etc. Tout cela case par case jusqu’à la fin. Bien sûr en travaillant, on discute, on échange et on modifie des choses. Mais moi, j’ai besoin d’avoir un texte très précis dès le départ.

Léo, pourquoi n’avez-vous pas réalisé vous-même la colorisation de « Kenya » ?

Léo : C’était plutôt par manque de temps. Je réalise la couleur pour mes séries, mais je ne me sens pas très à l’aise pour la couleur. C’est pénible, c’est un métier très dur ! Mal payé en plus et il faut le faire vite pour pouvoir en vivre. Et qu’est-ce que je peine pour faire mes colorisations ! Le mois où je fais la couleur je bosse comme un fou et je suis épuisé. Alors quand on a commencé à faire « Trent », on a trouvé une coloriste et son travail était superbe, c’était génial. Elle fait les couleurs mieux que moi, j’étais sidéré par la qualité de ses couleurs. Malheureusement on n’a pas réussi à l’avoir pour « Kenya » car elle a un peu laissé tomber le métier de coloriste. Elle était épuisée. Pour « Kenya », on a pris Scarlett Smulkowski qui est très habile. Elle utilise l’ordinateur assez sobrement sans ajouter trop d’effets. On a bien aimé. Mais c’était principalement pour une question de temps qu’on a fait faire la couleur à quelqu’un d’autre.

Léo, comment élaborez-vous vos bestiaires ? A partir d’animaux réels ou seulement à partir de votre imagination ?

Léo : Les deux. Parfois je m’inspire d’animaux réels. Pour « Kenya », j’ai carrément dessiné des animaux préhistoriques qui ont existé pour l’histoire et d’autres qui ont été inventés. Parfois je me base sur des animaux préhistoriques que je modifie. Parfois non, ça vient tout seul facilement. Mais au moment de l’écriture j’ai déjà une idée de la bête en tête. J’aime inventer des choses et surprendre. J’aime faire des créatures proches de la réalité car elles en deviennent plus choquantes. C’est plus impressionnant que de faire un animal complètement délirant. C’est mon créneau de faire de la science-fiction assez proche de la réalité et pas dans un futur trop lointain.

Est-ce que Rodolphe est intervenu dans la réalisation du bestiaire de « Kenya » ?

Léo : Rodolphe écrit le scénario et, quand je le reçois, je lui envoie mes crayonnés, on en discute ensemble et Rodolphe peut intervenir.
Rodolphe : Pour les animaux (comme pour les personnages d’ailleurs), on définit à l’avance quelle(s) fonction(s) ils vont avoir dans le récit. On ne peut pas dessiner innocemment un personnage si on sait que 15 pages plus tard, il va assassiner sauvagement son voisin. Définir sa fonction va interférer dans l’apparence qu’on va lui donner. Si l’animal se doit de bouffer un cheval en trois bouchées, il est évident qu’il faut lui créer une mâchoire énorme. La fonction que la créature aura dans le récit influe directement sur la forme, l’attitude, les expressions qu’on va lui donner. On parle de tout ça avant que Léo se lance graphiquement sur une piste.
Léo : Voici un exemple concret : dans le dernier tome du premier cycle de « Kenya », il y a cette bête qui va tuer Remington… C’est une bête importante, suffisamment terrible et terrifiante pour tuer ce mec-là et créer une scène assez forte. Au départ, Rodolphe avait imaginé un T-Rex. J’ai fait remarquer qu’il fallait trouver quelque chose de différent car les dinosaures étaient trop utilisés dans le récit. J’ai donc inventé un quadrupède… Un fauve. Et c’est là que Rodolphe m’a dit qu’il était important pour lui que la bête se tienne sur les pattes arrières, qu’on doive apercevoir sa tête en contre-plongée pour créer un choc. Et moi j’étais toujours dans mon idée du fauve à quatre patte. En discutant, on s’est finalement mis d’accord sur le fait que la créature devrait ressembler à un ours qui se lève… Une espèce d’ancêtre de canidé mais qui se tiendrait sur les pattes arrière.
Rodolphe : On a mélangé nos deux idées.

Parlons maintenant des personnages : vous aimez mettre en avant des personnages féminins forts en tant qu’héroïnes alors que vos personnages masculins sont parfois antipathiques et sexistes… Vous avez quelque chose contre les hommes ?

Rodolphe : Oui, on aime bien les femmes… (Rires)
Léo : Je préfère dessiner les femmes alors que dessiner des mecs musclés je déteste ! (Rires) Rodolphe l’a évoqué tout à l’heure : on voulait faire un personnage différent de Trent, donc forcément il nous fallait une fille. Une belle fille bien sûr ! Et Remington qui est un personnage assez désagréable, surtout au début, c’est Rodolphe qui en a eu l’idée… Il nous fallait ce genre de personnage pour l’histoire… Pour, au départ, créer un conflit avec l’héroïne et petit à petit faire évoluer leur relation. Ce personnage est basé sur un mec comme Hemingway qui était un gars assez intelligent, assez raffiné par certains côtés et en même temps, c’était un épouvantable misogyne qui traitait les femmes de façon horrible.
Rodolphe : En fait les deux personnages principaux Kathy Austin et Remington sont tous les deux des « anti-Trent ». Elle c’est le contraire de Trent dans la mesure où c’est une femme. Lui, c’est le contraire de Trent dans la mesure où c’est un individu qui n’a absolument pas d’élégance et de respect. Il est totalement différent. On avait besoin de changer complètement d’air, de donner vie à des personnages qui soient vraiment différents. Mais cela dit, les hommes ne sont pas tous épouvantables dans l’histoire ! Je pense au baron, l’italien fou dans son palais, c’est un mec plutôt sympathique et gentil au final ! Correct jusqu’au bout des ongles ! Et il y en d’autres.

Vous abordez dans « Kenya » des thèmes liés à l’écologie comme le problème de la sauvegarde des espèces et le danger que représente l’homme pour lui-même… Aviez-vous prévus d’aborder ces thèmes dès le début de cette nouvelle collaboration ?

Léo : Pas de mon côté.
Rodolphe : Il n’y a aucun militantisme là dedans.
Léo : On n’en a jamais parlé ensemble. Je crois que c’est venu naturellement. Même pour mes autres histoires, tout le monde me parle du thème récurrent de l’écologie… Moi je n’y pense même pas ! J’invente mon histoire et, forcément, quand on raconte une histoire, on y fait passer notre conception de certaines choses. Quand on choisit nos personnages principaux et qu’on les fait interagir, on leur transmet nos propres valeurs, automatiquement ! On se casse surtout la tête pour trouver des explications à des phénomènes surnaturels et, si en faisant cela, on arrive à faire passer un message, tant mieux ! Mais ce n’est pas voulu au départ.

Pouvez-vous nous parler de vos projets à venir ?

Léo : On a chacun des projets dans notre coin, mais là, nous sommes sur la suite de « Kenya » qui nous a déjà bien occupés puisqu’on a déjà écrit le premier tome. Il est en route : je suis en train de le dessiner. Dans le train en venant on se demandait justement pour le tome 2, comment on allait faire évoluer la suite. On a également scénarisé une histoire ensemble pour Antonio Parras, le dessinateur espagnol. C’est un one shot en 80 planches.
Rodolphe : La suite de « Kenya » s’appellera « Namibia ». C’est une autre histoire où l’on retrouve le personnage de Kathy Austin. L’action se situe quand même en Afrique, en Namibie, à peu près à la même époque, deux ans plus tard en 1949, dans un climat international toujours tendu, avec toujours des enjeux économiques, politiques, etc. Et puis une trame fantastique va apparaître dans ce contexte. Donc cette série aura un certain nombre de points communs avec « Kenya », mais c’est une autre histoire. C’est pour ça que le titre est différent pour qu’il n’y ait pas de confusions possibles. Ceux qui sont contents d’être arrivés à la 46ème page de « Kenya », qui se sont dit « Ouf ! Ça s’arrête enfin ! », qu’ils oublient « Namibia », ce n’est même pas la peine. Et ceux qui se disent « Oh merde ! Ça s’arrête ! », pour eux « Namibia » commence !

Et Léo, où en êtes-vous avec « Antarès » ?

Léo : Je suis en train de dessiner le deuxième tome qui doit sortir vers le mois de février de l’année 2009.

Avec le succès de vos œuvres précédentes, on s’attend à encore mieux. Cela vous met-il la pression ?

Rodolphe : Au contraire, on a plus de liberté, on est plus à l’aise qu’au départ où on est extrêmement inquiets de savoir si on va être compris, si on va être suivis, etc. Quand on se retrouve à travailler sur une série comme « Kenya » qui fonctionne bien, on a l’impression qu’au contraire, ce qu’on dit est bien perçu. Ça nous encourage et nous porte. C’est stimulant !

Hub

Enregistré dans : Interviews dédicaces — admin 15 juillet 2008 @ 12:38

Voici une interview de Hub réalisée lors de sa dédicace à Momie Folie le 7 Juin 2008.
Pour en savoir plus sur son œuvre lisez l’article suivant.

Interview Hub Partie 1 :

Interview Hub Partie 2 :

Jean-Charles Kraehn

Enregistré dans : Interviews dédicaces — admin 23 juin 2008 @ 12:18

Voici une interview de Kraehn réalisée lors de sa dédicace à Momie Folie le 24 Mai 2008.
Pour en savoir plus sur son œuvre lisez l’article suivant.

Interview Jean-Charles Kraehn Partie 1 :

Interview Jean-Charles Kraehn Partie 2 :

Luigi Critone

Enregistré dans : Interviews dédicaces — admin 20 avril 2008 @ 14:50

Voici une interview de Luigi Critone réalisée lors de sa dédicace à Momie Folie le 16 Avril 2008.
Pour en savoir plus sur son œuvre lisez l’article suivant.

Interview Luigi Critone Partie 1 :

Interview Luigi Critone Partie 2 :

Interview Luigi Critone Partie 3 :

Marvano

Enregistré dans : Interviews dédicaces — admin 23 mars 2008 @ 14:13

Voici une interview de Marvano réalisée lors de sa dédicace à Momie Folie le 15 Mars 2008.
Pour en savoir plus sur son oeuvre lisez l’article suivant.

Interview Marvano Partie 1 :

Interview Marvano Partie 2 :

The One Manu Show

Enregistré dans : Interviews dédicaces — admin 18 mars 2008 @ 19:46

Voici une interview de Manu Larcenet réalisée le jour de sa dédicace à Momie Folie le 11 Mars 2008. Pour en savoir plus sur son oeuvre lisez l’article suivant.

Interview Manu Larcenet Partie 1 :

Interview Manu Larcenet Partie 2 :

Interview Manu Larcenet Partie 3 :

Interview Manu Larcenet Partie 4 :

Juanjo Guarnido

Enregistré dans : Interviews dédicaces — admin 18 février 2008 @ 11:17

Voici une interview de Juanjo Guarnido réalisée lors de sa dédicace à Momie Folie le 14 Février 2008. Pour en savoir plus sur son oeuvre lisez l’article suivant.

Interview Juanjo Guarnido Partie 1 :

Interview Juanjo Guarnido Partie 2 :

Interview Juanjo Guarnido Partie 3 :

Dédicaces Momie Folie 2007

Enregistré dans : Interviews dédicaces, Actu dédicaces — admin 7 décembre 2007 @ 21:38

Janvier 2007
Le 20 Janvier : Christophe Gaultier, Maël et Sylvain Ricard (voir article) (voir interview Christophe Gaultier et Sylvain Ricard) (voir interview Maël et Sylvain Ricard)

Février 2007
Le 03 Février : Pierre Alary (voir article) (voir interview)
Le 08 Février : Tony Sandoval (voir article) (voir interview)

Mars 2007
Le 03 Mars : Tronchet et Frédéric Richaud (voir article) (voir interview)
Le 09 Mars : Didier Poli (voir article) (voir interview)

Mai 2007
Le 02 Mai : Nicolas Kéramidas (voir article) (voir interview)

Juin 2007
Le 08 Juin : Jean Bastide et Vincent Mézil (voir article) (voir interview)
Le 09 Juin : Alfred et olivier Ka (voir article et interview) et Patrick Prugne (voir article) (voir interview)
Le 16 Juin : Jean-Michel Ponzio (voir article) (voir interview)
Le 23 Juin : Laurent Verron (voir article)
Le 29 Juin : Patricia Lyfoung, Philippe Ogaki et Algésiras (voir article) (voir interview Patricia Lyfoung) (voir interview Philippe Ogaki et Algésiras)
Le 30 Juin : Jean-Baptiste Andreae (voir article) (voir interview)

Juillet 2007
Le 07 Juillet : Damour (voir article)

Septembre 2007
Le 28 Septembre : Aurore (voir article) (voir interview)
Le 29 Septembre : Maël (voir article)

Octobre 2007
Le 12 Octobre : Cyril Perosa (voir article) (voir interview)
Le 20 Octobre : Fabrice Angleraud (voir article) (voir interview)
Le 25 Octobre : Thierry Gioux, Christophe Quet et Fred Duval (voir article) (voir interview)

Novembre 2007 :
Le 02 Novembre : Patrick Jusseaume (voir article) (voir interview)
Le 08 Novembre : Alex Alice (voir article)
Le 09 Novembre : Arno Monin et Laurent Galandon (voir article) (voir interview)

Fabrice Angleraud : “J’aime bien regarder la mire de fin de programme. Sinon je fais de la force athlétique. Ça m’évite d’aiguiser des couteaux.”

Enregistré dans : Interviews dédicaces — admin @ 21:36

Rappelez-vous c’était le 20 Octobre 2007… Une dédicace où il y a eu tellement de monde que nous n’avons pas pu faire d’interview vidéo. Quel dommage ! Mais Fabrice Angleraud est un chic type qui a pris le temps de répondre de chez lui à nos questions ! Voici donc son interview :

- Peux-tu te présenter (âge et traits de caractère) ?
J’ai 39 ans. C’est difficile de parler de soi de manière objective. Disons que je peux me montrer inattendu.

- Comment en es-tu arrivé à faire de la bande dessinée ?
J’ai toujours souhaité faire de la bande dessinée. Je suis diplômé des beaux-arts d’Angoulême (section bande dessinée) et des Gobelins de Paris.

- Quelles sont tes influences de manière générale ?
Mes influences sont principalement anglo-saxonnes. Pour les systèmes narratifs, le découpage etc. je dirais Frank Miller. Pour le graphisme tous les autres.

- Parle-nous de tes œuvres précédant Pile-ou-Face et de ce qu’elles représentent pour toi ?
J’ai commencé sur une mini-série : Atlantis en quatre tomes avec Froideval. Ce fût une période de réglages. Puis de nouveau quatre tomes avec Magika, avec Tacito au scénario et Guenet aux couleurs. C’est la bande dessinée de copains. On a fait ce que nous voulions. Je souhaite à tout dessinateur de vivre ça. Puis Froideval m’a proposé de prendre après Guinebaud la suite d’Harkhanges. Et enfin Pile ou Face.

- As-tu pu choisir ton personnage pour ta contribution aux Arcanes de la Lune Noire ?
J’ai pu choisir mon personnage des Arcanes de la Lune Noire.

- Pourquoi avoir choisi Pile ou Face ?
Pile ou Face est mon personnage préféré des Chroniques de la Lune Noire. J’aime son côté bicéphale, ambigu. Graphiquement Ledroit a créé un personnage superbe, très expressif.

- Quels ont été tes partis pris graphiques pour aborder Pile ou Face par rapport aux Chroniques de la Lune Noire et au premier tome des Arcanes de la Lune Noire ?
Je me suis beaucoup reporté au travail d’Olivier Ledroit. J’ai repris des architectures, des frises, des motifs. J’espère ainsi que les lecteurs retrouvent un univers familier.

- Pile-ou-Face n’est pas le premier projet que tu fais avec Froideval… Comment se passe votre collaboration ?
Atlantis fut ma première collaboration avec Froideval. C’est un type qui a une forte personnalité et une franchise parfois abrupte, ce qui me va très bien.

- Il paraît que tu as commencé à te faire la main en encrant Les Chroniques de la Lune Noire… Qu’est-ce que ça te fait d’avoir pu travailler sur un projet lié à cette série ?
J’avais effectivement fait des essais d’encrage sur des dessins de Ledroit, mais il a arrêté de dessiner la série. Froideval m’a alors proposé Atlantis. A la base c’est les éditions Glénat qui nous ont mis en contact. Des années après, travailler sur les Arcanes de la Lune Noire est pour moi une façon de boucler la boucle.

- Si tu n’avais pas été dessinateur, qu’est-ce que tu aurais aimé faire ?
J’aurais aimé, quel que soit le domaine, être mon propre maître. C’est la seule chose qui importe à mes yeux.

- La dernière bande dessinée que tu as lue et aimée ?
J’ai adoré Les Aigles de Rome de Marini.

- Un auteur de bande dessinée que tu aimes bien ?
J’aime bien Tacito. Il est moins pénible que Guenet (et toc !).

- Un roman que tu aimes bien ?
J’ai beaucoup aimé L’Evangile selon Pilate d’E.E Schmitt. Ça fait du bien de lire ça.

- Un film que tu aimes bien ?
J’adore le « Conan » de Milius. Mais afin de ne pas passer pour un boeuf je choisis « L’Armée des Ténèbres » de Sam Raimi.

- Que regardes-tu en ce moment à la TV ?
Je regarde la mire de fin de programme en aiguisant un couteau (mon psy dit que c’est pas bon signe). Sinon des séries américaines comme tout le monde…

- Est-ce que tu as des hobbies particuliers ?
Et bien j’aime bien regarder la mire de fin de programme. Sinon je fais de la force athlétique. Ça m’évite d’aiguiser des couteaux.

- Quels sont tes projets actuels ?
Pour l’instant je vais finir la série Harkhanges, puis je continuerai d’évoluer dans l’univers des Chroniques de la Lune Noire.

Pour en savoir plus sur l’oeuvre de Fabrice Angleraud lisez l’article suivant.

Laurent Galandon et Arno Monin

Enregistré dans : Interviews dédicaces — admin 12 novembre 2007 @ 13:02

Voici une interview de Laurent Galandon et Arno Monin réalisée lors de leur dédicace à Momie Folie le 9 Novembre 2007. Pour en savoir plus sur leurs oeuvres lisez l’article suivant.

Interview Laurent Galandon et Arno Monin Partie 1 :

Interview Laurent Galandon et Arno Monin Partie 2 :

Patrick Jusseaume

Enregistré dans : Interviews dédicaces — admin 4 novembre 2007 @ 14:21

Voici une interview de Patrick Jusseaume réalisée lors de sa dédicace à Momie Folie le 2 Novembre 2007. Pour en savoir plus sur son oeuvre lisez l’article suivant.

Interview Patrick Jusseaume Partie 1 :

Interview Patrick Jusseaume Partie 2 :

Fred Duval, Thierry Gioux et Christophe Quet

Enregistré dans : Interviews dédicaces — admin 28 octobre 2007 @ 23:45

Voici une interview de Fred Duval, Thierry Gioux et Christophe Quet réalisée lors de leur dédicace à Momie Folie le 25 Octobre 2007. Pour en savoir plus sur leurs oeuvres lisez l’article suivant.

Interview Fred Duval, Thierry Gioux et Christophe Quet Partie 1 :

Interview Fred Duval, Thierry Gioux et Christophe Quet Partie 2 :

Cyril Pedrosa

Enregistré dans : Interviews dédicaces — admin 16 octobre 2007 @ 15:42

Voici une interview de Cyril Pedrosa réalisée lors de sa dédicace à Momie Folie le 12 Octobre 2007. Pour en savoir plus sur son oeuvre lisez l’article suivant.

Interview Cyril Pedrosa Partie 1 :

Interview Cyril Pedrosa Partie 2 :

Interview Cyril Pedrosa Partie 3 :

Aurore

Enregistré dans : Interviews dédicaces — admin 8 octobre 2007 @ 22:02

Voici une interview d’Aurore réalisée lors de sa dédicace à Momie Folie le 28 Septembre 2007. Pour en savoir plus sur son oeuvre lisez l’article suivant.

Interview Aurore Partie 1 :

Interview Aurore Partie 2 :

Jean-Baptiste Andreae (Vraiment un chic type !)

Enregistré dans : Interviews dédicaces — admin 12 juillet 2007 @ 19:16

Voici une interview de Jean-Baptiste Andreae réalisée lors de sa dédicace à Momie Folie le 30 Juin 2007. Pour en savoir plus sur son oeuvre lisez l’article suivant.

Interview Jean-Baptiste Andreae Partie 1 :

Interview Jean-Baptiste Andreae Partie 2 :

Interview Jean-Baptiste Andreae Partie 3 :

Patricia Lyfoung : BD, manga, justicières et lapins…

Enregistré dans : Interviews dédicaces — admin 11 juillet 2007 @ 20:58

Voici une interview de Patricia Lyfoung réalisée lors de sa dédicace à Momie Folie le 29 Juin 2007. Pour en savoir plus sur son oeuvre lisez l’article suivant.

Interview Patricia Lyfoung Partie 1 :

Interview Patricia Lyfoung Partie 2 :

Algésiras et Philippe Ogaki : Les Guerriers du Silence = Action et taux de mortalité élevé garantis !

Enregistré dans : Interviews dédicaces — admin @ 11:33

Voici une interview d’Algésiras et Philippe Ogaki réalisée lors de leur dédicace à Momie Folie le 29 Juin 2007. Pour en savoir plus sur leur oeuvre lisez l’article suivant.

Interview Algésiras et Philippe Ogaki Partie 1 :

Interview Algésiras et Philippe Ogaki Partie 2 :

Interview Algésiras et Philippe Ogaki Partie 3 :

Dédicace de Laurent Verron commentée par Chric

Enregistré dans : Interviews dédicaces — admin 3 juillet 2007 @ 0:24

Voici quelques extraits de la séance de dédicace de Laurent Verron qui a eu lieu le 23 Juin 2007 à Momie Folie.

Durant cette journée, il a réalisé pas moins d’une centaine de dédicaces !
Une performance qui méritait bien quelques commentaires acerbes de son scénariste Chric…

Jean-Michel Ponzio : un mordu de l’image !

Enregistré dans : Interviews dédicaces — admin 17 juin 2007 @ 19:25

Voici une interview de Jean-Michel Ponzio réalisée lors de sa dédicace à Momie Folie le 16 Juin 2007. Pour en savoir plus sur son oeuvre lisez l’article suivant.

Interview Jean-Michel Ponzio Partie 1 :

Interview Jean-Michel Ponzio Partie 2 :

Dédicace Jean-Michel Ponzio

Dédicace Alfred et Olivier Ka le 9 Juin 2007

Enregistré dans : Coups de coeur BD, Interviews dédicaces, Actu dédicaces — admin 13 juin 2007 @ 18:55

Titre : Pourquoi j’ai tué Pierre

Auteurs : Alfred (dessin) et Olivier Ka (scénario)

Editeur : Delcourt

Date de parution : Septembre 2006

One shot

Olivier est un jeune garçon élevé par des parents soixante-huitards libertaires et anticléricaux. Mais comme les parents d’Olivier sont “ouverts” cela ne les empêche pas de fréquenter Pierre un curé “de gauche”. C’est ainsi qu’au fil des années Olivier finit par vouer un véritable culte à ce bonhomme fort sympathique. Les vacances d’été qu’Olivier passe dans la colonie de Pierre sont d’ailleurs pour lui des moments privilégiés. Mais c’est au cours d’un de ces étés que Pierre va trahir la confiance aveugle d’Olivier…

Pourquoi j’ai tué Pierre aborde avec un dessin percutant un des grands tabous de nos sociétés avec profondeur et réalisme, tout en évitant de sombrer dans le manicheisme.

Présentation vidéo :

Acheter cet album.

Avez-vous aimé Pourquoi j'ai tué Pierre ?

Voici une interview d’Alfred et Olivier Ka réalisée lors de leur dédicace à Momie Folie le 9 Juin 2007.

Interview Alfred et Olivier Ka Partie 1 :

Interview Alfred et Olivier Ka Partie 2 :

Interview Alfred et Olivier Ka Partie 3 :

Patrick Prugne : un mordu des ambiances !

Enregistré dans : Interviews dédicaces — admin @ 18:07

Voici une interview de Patrick Prugne réalisée lors de sa dédicace à Momie Folie le 9 Juin 2007. Pour en savoir plus sur son oeuvre lisez l’article suivant.

Interview Patrick Prugne Partie 1 :

Interview Patrick Prugne Partie 2 :

- Page Suivante >>>